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Une collection de sexe

J’ai entendu parler il y a quelques temps de la Sexothèque sans trop savoir de quoi il s’agissait.

sexothèque

Pas Sexothèque

A priori le nom évocateur pouvait nous faire penser à un espace de partage de ressources comme l’est par exemple une bibliothèque pour des livres, une vidéothèque pour des films, une pinacothèque pour des expositions artistiques … Cela peut aussi être un espace privé, mais dans ce cas là il n’est pas utile d’en faire la publicité.

J’imagine bien que l’on puisse faire admirer sa vidéothèque, sa bibliothèque, mais je me méfie a priori du quidam qui viendrait racoler le chaland en lui proposant de visiter sa sexothèque.

Évidemment je crois savoir que de telles choses peuvent se faire à Pigalle, la sexothèque serait donc tout simplement un sex-shop.

Le sexe expliqué à partir de 12 ans

Mais je ne connais pas de sex-shops subventionnés par les contribuables, j’apprends en effet par l’indispensable Observatoire des Gaspillages, que la sexothèque récupère 20 000 euros des contribuables lorrains par Conseil régional interposé, que le même dispositif existe aussi en Bretagne et en région PACA et est ouvert aux jeunes de 12 ans et plus. .

Je ne connais pas non plus de sex-shops réservés aux enfants, je croyais d’ailleurs que l’entrée dans de tels commerces était interdit aux mineurs sous peine de faire encourir aux tenanciers le délit de corruption de mineurs.

Je rappelle au passage que la corruption de mineurs se définit comme le fait de profiter de la jeunesse, de l’innocence de sa victime, pour l’initier à un vice.

La Sexothèque ne doit donc rien à voir à  faire avec tout cela puisque les subventions perçues le sont au titre des actions de prévention et d’éducation à la santé, avec aussi le soutien du programme « Jeunesse en action » de la Commission européenne.

Mais alors la Sexothèque c’est quoi ?

Mais des ateliers bien sûr, des ateliers d’expérimentation pour des jeunes de 12 à 25 ans mis en place par les « Petits Débrouillards » une association permettant une ouverture sur l’expérimentation scientifique.

Bon et on y expérimente quoi au juste ?
Sexothèque

Sexothèque

À 12 ans par exemple on peut apprendre à poser une capote. Wow, super utile à 12 ans, des fois qu’on ait envie d’expérimenter en réel. On apprend aussi à poser un préservatif féminin, on peut aussi parler de plaisir, de sodomie, de femmes fontaines… On y évoque les genres aussi, et l’homosexualité on fait comment ?

Papa c’est quoi qu’est mieux le sado-masochisme ou le triolisme ?

La variante bretonne Sex Breizh, aborde des questions qu’évidemment tout mineur se pose à partir de 12 ans lors de son atelier « C’est bien ou ça craint ». Quelques exemples de discussions sont proposées pour ouvrir à des débats, entre autres, sur les ébats sexuels violents, sur les relations avec plusieurs partenaires en même temps, avec des bribes de réponse : « Dans certaines situations, les couples peuvent choisir de pratiquer le sado-masochisme (…) Avoir un rapport à un ou dix partenaires … Si toutes les personnes participantes à ce type de relations sont d’accord, cela reste une relation sexuelle consentie entre adultes (…)  Le libertinage, comme il est souvent appelé, reprend des pratiques sexuelles comme : l’échangisme (on échange nos partenaires entre couple) et le triolisme (on invite un partenaire dans un couple). »

Si nos enfants n’ont pas pensé à la faisabilité de tous ces « vices » on leur apprendra que cela existe et ils pourront toujours approfondir. Au fait c’est quoi la corruption de mineurs ???

Les parents n’ont plus de choix éducatif

Un passage sur le site des Petits Débrouillards donne l’occasion à un Cédifien d’y exprimer une légitime inquiétude :

«Bonjour, J’aimerais bien savoir si l’ensemble des élèves d’une classe assistent aux ateliers de la sexothèque ou si les parents ont un opting out, c’est-à-dire s’ils sont informés de leur droit de ne pas laisser leurs enfants y assister. »

La réponse de l’animatrice, fautes d’orthographe et de grammaire non corrigées est la suivante :

« Bonjour, En Lorraine cette Sexotheque, la première de son genre, à fait l’objet d’une validation par tranche d’age par l’inspection académique, de plus chaque établissement choisi les outils qu’il veut voir utiliser et chaque enseignant choisit les thème à approfondir. En générale les parents sont invité le mercredi à venir la voir, dans certains établissement les associations de parents d’élèves ont été amener à en valider le contenus en amont. Mais tous celà dépend de la politique de l’établissement. De plus elle est animé par un animateur permanent, formé à ces questions. »

Cette réponse est au moins aussi inquiétante que le contenu de la Sexothèque, elle révèle que les parents n’ont pas le droit de ne pas laisser leurs enfants assister à ce qu’ils sont en droit de considérer comme une pollution des esprits de leurs enfants puisque c’est l’inspection académique et les enseignants qui décideront à leur place.

Que font-ils de nos enfants ?

Toute résistance des parents pourrait d’ailleurs leur valoir des ennuis, quant aux IME, aux foyers d’enfants la Sexothèque leur est largement ouverte notamment en Bretagne.

La réponse de l’animatrice laisse penser qu’elle ne comprend même pas que des parents puissent faire autre chose que visiter pour approuver. Si l’animatrice est un exemple de ces nouveaux formateurs on doit aussi comprendre que nos enfants seront très calés en cul mais nuls en français. Notre société actuelle a donc fait son choix, quant à parler de perversion ou de corruption de mineurs, voire de vice subventionnés, tout cela n’existe plus bien évidemment puisque nos enfants seront éduqués à admettre toute sexualité sans discrimination aucune.

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Communiqué de presse du CEDIF du 5 avril 2015

tampon CEDIFAlors qu’en France, l’arsenal législatif prétend protéger la famille et n’envisager un placement hors du cercle familial qu’en dernier recours, 300 000 enfants sont objets de mesures « sociaux-éducatives » qui pour moitié prennent la forme de placement en foyer ou famille d’accueil. Plus de 7 milliards d’euros sont consacrés annuellement sans véritables contrôles  par les conseils départementaux au business de l’enfance « en danger ». 

Parmi ces enfants d’authentiques mômes maltraités, mais aussi beaucoup d’enfants victimes d’interprétations calomnieuses des services de la protection de l’enfance. Pour les uns et les autres l’avenir est sombre. 

Une école de la délinquance

L’enlèvement parental se fait au profit de « lieux d’accueil » dans lesquels la loi du plus fort règne avec pour résultats des enfants qui finissent dans la délinquance, le terrorisme (Mérah, Nemmouche, les frères Kouachi) ou plus simplement SDF. Il nourrit aussi des familles d’accueil au sujet desquelles des sociologues ont pu dire : « le social nourrit le social ».

Des enfants à l’avenir condamné

Mais à côté des détournements de fonds, des ratages éducatifs, de la violence en foyer, des éducateurs démissionnaires ou cyniques,  la protection de l’enfance a-t-elle sauvé des enfants ?

Certainement, mais elle en a condamné plus encore. Les affaires Marina, Karine, Inaya, Nohan, Loan montrent que les services dit de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) ont laissé ceux qu’ils prétendaient protéger se faire massacrer, violer, sans réagir et sans en être jugés responsables.

Des placements abusifs comme s’il en pleuvait

Le constat est terrible, mais il s’explique par le fonctionnement d’une administration dont le principal souci est l’élargissement des prérogatives, la création de postes et de budgets.

Pour nourrir leur business du social, il fallait une loi à leur mesure et ils l’ont obtenu. La loi du 5 mars 2007 permet de multiplier les missions des travailleurs sociaux en noyant les cas de véritables maltraitances dans ceux d’enfants « susceptibles d’être en danger » selon des critères complètement subjectifs de toute une profession critique l’institution familiale et mettant en cause la notion même de règles et d’autorité des parents.

Tous les enfants sont-ils en danger dans leur famille ?

Face à la famille dans sa diversité, l’ASE s’est imposée comme une instance de normalisation qui pourchasse les parents trop protecteurs, les familles monoparentales qui demandent de l’aide, celles qui fixent des limites, qui scolarisent leur enfant à la maison. L’ASE prête une oreille attentive à tous les conflits parentaux, monte les femmes contre les maris, les maris contre les femmes et les enfants contre leurs parents.

L’ASE est une administration au service de ses fonctionnaires et de son réseau associatif, elle est le business du social et de la destruction des familles.

L’aide sociale à l’enfance, une autorité sans limites ni contre-poids, qui ne rend jamais compte de ses actes devant la justice

Vous croyez que nous exagérons, qu’il n’existe que quelques dysfonctionnements, nous le croyions aussi naïvement avant d’avoir affaire à ce système, à ce rouleau compresseur des familles dans lequel les travailleurs sociaux vivent en parfaite sérénité la multiplication de conflits d’intérêts au sein de laquelle ils s’ébattent.

Juges et parties ils font les enquêtes sociales sans la moindre conscience de justice, ils émettent leurs rapports et disent aux juges ce qu’ils doivent décider. Le contradictoire n’existe pas, les parents n’ont qu’un droit, celui, comme lors des procès d’inquisition ou de Moscou, de reconnaître les torts qu’on leur impute et qui ne sont que trop souvent des calomnies.

Face au business social, toutes les voies légales ont été explorées sans succès. Les enfants ressortent un jour brisés et justice n’est jamais obtenue face à des dénonciations calomnieuses, des expertises douteuses, des maltraitances physiques et psychologiques subies en foyer ou familles d’accueil. Les procureurs classent les plaintes des familles, les instances déontologiques, le défenseur des droits se moquent des familles, la Cour européenne des droits de l’homme même est devenue sourde. Les travailleurs sociaux menacent de reprendre les enfants, les juges sous-entendent des pathologies mentales qui permettront d’éliminer des parents de toute vie familiale.

Cette situation n’est pas un cauchemar totalitaire, elle est celle que vivent des centaines de milliers de familles en France et en 2015.

Ce que nous pouvons faire

Au nom des familles victimes et pour celles qui pourraient le devenir, nous demandons que ceux qui ont fauté dans le cadre de leur mission de « service public » soient enfin jugés.

Nos propositions concrètes pour la protection de l’enfance, telles qu’elles apparaissent dans notre rapport ont déjà été soumises à tous les décideurs, nous attendons donc des actes, pas des promesses.

Nous nous adressons tout particulièrement aux nouveaux exécutifs locaux en leur demandant l’inventaire des pratiques passées.

Un double infanticide n’a pas été évité !

La presse Suisse s’est fait dernièrement l’écho d’une terrible affaire de double infanticide par étouffement le 1er janvier 2015 à Flaach, dans le canton de Zürich.

L’affaire commence le 4 novembre 2014, Mike, le père est mis en examen pour escroquerie sur Internet, les époux sont emmenés par police et la KESB (autorité cantonale de protection) de Winterthur a déjà réservé deux places dans un foyer pour enfant.

Les grands-parents pouvaient sauver leur famille

Les grands-parents pouvaient sauver leur famille

Choqué de l’enlèvement subit de leurs petits enfants, Björn, 49 ans, et Christine K, 50 ans, réclament à cor et à cri Nicolas, 5 ans, et Alessia, 2 ans, qui disposent d’une chambre chez papy et mamie. Mais la KESB ne leur a même pas répondu.

La mère, Natalie, 27 ans, est remise en liberté quelques jours après avoie été entendue sur des faits qui ne la concernaient pas. Elle propose que les enfants puissent revenir définitivement en proposant que les enfants soient d’abord hébergés chez leurs grands-parents, la KESB refuse le 23 décembre et lui permet par contre d’accueillir ses deux enfants pour les vacances Noël en dépit de son état dépressif extrême. 

C’est dans ce contexte qu’elle commet cet acte impardonnable sur ses deux enfants. Avant de commettre ce terrible crime, de tenter de se suicider et d’être placée consécutivement dans un asile psychiatrique, elle s’était plainte par mail auprès de différentes rédactions de l’attitude de l’autorité cantonale de protection des enfants de Zürich (KESB).

Les grands-parents accusent la KESB d’avoir envoyé les enfants à la mort

Fermés pendant les vacances, les sévices de protection de l’enfance n’auraient rien pu ou voulu faire pour sauver les enfants puisqu’ils avaient déjà scellé leur terrible sort en refusant de les remettre à leur grands-parents.

Leur papy et leur mamy ont donc accusé la KESB d’avoir envoyé leurs petits-enfants à la mort. 

L’émoi au sein de la population est très fort d’autant que ce ne sont pas là les premiers forfaits commis par l’autorité dite de protection de l’enfance. 

La KESB n’est connu que par le prisme des scandales

Comme le précise le Temps , «  la KESB n’est connue que par le prisme des scandales. », citant l’affaire de cette famille érythréenne de la ville d’Hagenbuch, dont l’ensemble des enfants avaient été mis en foyer, pour un prix «menaçant les finances de la commune», selon la maire, sachant que les contribuables du canton payaient aussi pour assurer les capacités de placement des foyers.

La KESB viole les droits d’une mère française

La KESB avait aussi fait l’objet en 2013 d’une plainte pour graves diffamations et complicité dans une rupture familiale préméditée. Le CEDIF avait d’ailleurs médiatisé cette affaire avant que la KESB ne fasse à nouveau la une des journaux. 

Les faits étaient alors qu’afin de protéger un français résidant suisse de poursuites pour non-représentation d’enfant, la KESB avait fait placer sa fille française sous curatelle.

Les moyens utilisés seront notamment des écrits lourdement diffamatoires et non exposés au contradictoire, ainsi qu’une expertise de complaisance. Expertise menée par une « psy » ne s’exprimant pas dans la même langue que sa patiente et ne pouvant donc matériellement réaliser le contenu tout aussi diffamatoire de son expertise.

À aucun moment la KESB ne tiendra compte d’éléments communiqués contre ses protégés, éléments attestant d’un danger qui pèse sur l’enfant, avec notamment de nombreux points envoyés par des associations de lutte anti-secte.

Le choix de l’arbitraire dans les méthodes
La curatrice nommée par la KESB n'a pas strictement rien fait : elle prive la mère de la présence de sa fille pour les fêtes de fin d'année et lui envoie une carte de voeux ! eeic

Doris Gasser, la curatrice nommée par la KESB n’a pas strictement rien fait : elle prive la mère de la présence de sa fille pour les fêtes de fin d’année et lui envoie une carte de voeux !

Le refus du contradictoire, l’utilisation d’expertise de complaisance, la diffamation et le parti pris sont des éléments  révélateurs du choix de l’arbitraire dans les méthodes habituellement utilisés par la KESB. 

De tels procédés pourront justifier des fonctions de curatelle d’une travailleuse sociale payée par le contribuable suisse sans réaliser la moindre activité dans la mesure où son autorité ne sera jamais reconnue par la mère.

L’intervention de la KESB ne se justifiera d’ailleurs à aucun instant si ce n’est par les amitiés de l’épouse du géniteur, laquelle se fera même passer pour une fonctionnaire locale par voie d’e-mails non signés sans que la KESB n’y trouve à redire. Pourtant l’identification de la « corbeau » ne laissait aucun doute puisque celle-ci était identifiée par une adresse IP qu’elle utilisait habituellement.

Dans cette affaire Martina Bänziger, puis Peter Nussberger pour la KESB refuseront de communiquer des pièces remise par la partie adversaire dont vraisemblablement de nombreux faux, les autorités de la transparence de Zürich n’obtiendront pas davantage cette communication !

Ingérence dans une procédure judiciaire française

La KESB, mettra aussi en échec la condamnation du géniteur français, les services suisses de la justice ayant fait savoir  aux autorités judiciaires françaises qu’ils n’appliqueraient pas la moindre condamnation prononcée lors de l’audience en correctionnel de leur protégé français.

La KESB s’investira activement en défense du géniteur poursuivi en lui transmettant l’intégralité des correspondances de la mère, du beau-père, ainsi que les quelques réponses de la KESB à la mère et au beau-père, portant ainsi atteinte au secret des correspondances et transmettant des pièces qui ne le concernaient pas.

Priée de s’expliquer sur ces fuites, Martina Bäezinger refusera toute réponse, il en ira de même pour les services de la KESB mais aussi pour les autorités judiciaires du canton qui soutiendront sans faille les multiples actes délictueux perpétrés par la KESB jusqu’à le signifier au plaignant français par les voies internationales en vigueur en décembre 2013.

Avec toute l’arrogance et le triomphe malsain du fonctionnaire qui aime à nuire, Peter Nussberger écrira ensuite tout personnellement à la mère de l’enfant enlevé pour lui dire que sa fille ne souhaitait pas la rencontrer, écrivant habituellement en allemand, langue que ne parle pas la maman, il mettra tout le soin nécessaire à écrire en français :  » je ne veux pas te voir ni venir te voir ».

KESBnuss

Arrogance et aveuglement partial 

La KESB fait preuve d’arrogance, c’est dit, de partialité, c’est aussi dit. Mais cette partialité peut aller jusqu’à l’aveuglement.

C’est le cas dans l’effroyable affaire dit de Bonstetten : l’autorité de tutelle avait confié un enfant à son père, Gustav G alors que ce dernier avait auparavant tenté de tuer Reto, 13 ans, son premier fils, le 6 septembre 1990.

Il l’avait alors frappé puis étranglé avant de le précipiter dans un gouffre de 30 mètres de profondeur et de le laisser pour mort. L’adolescent avait été miraculeusement retrouvé encore en vie par la police 18 heures après, il s’en sortira mais avec de lourdes séquelles physiques et psychologiques.

Pour cela le géniteur avait fait l’objet d’un condamnation pénale de 8 ans, assortie d’une thérapie et son geste était expliqué par la douleur de la l’annonce de la volonté de divorcer de son épouse Martha. En décembre 1999, il est mis en liberté conditionnelle. Il refait sa vie avec la naissance d’un nouvel enfant, mais le couple se sépare…

Pas de problème, le géniteur serait guéri grâce à sa thérapie, la KESB ne rendra donc pas à la mère l’expertise qui considérait comme important le danger de « rechute ». Oui, dans un même contexte de séparation propice à un passage à l’acte, la KESB a pris la décision de placer Florian sous tutelle et d’en remettre la garde à un déséquilibré aux pulsions infanticides.

C’est  bien ce qui s’est passé la KESB a remis la garde d’un enfant à un homme déjà condamné pour tentative d’infanticide ! Ceci alors que Reto, 32 ans, son premier fils, avait mis en garde les services de protection de l’enfance contre les conséquences d’une telle décision. Reto n’avait fait face qu’à l’indifférence des services de la KESB.

L’inévitable était pourtant prévisible !

Le 26 février 2010, le géniteur étouffera son fils le jour de son cinquième anniversaire avec un coussin dans une chambre d’hôtel de Winterthur.

Il est à préciser que Marcia, la mère de l’enfant, est de nationalité brésilienne et, comme pour l’affaire d’enlèvement international d’enfant citée plus haut, il s’agissait là d’abord de maintenir l’enfant sur le territoire suisse … quitte à ce qu’il réside dans un cercueil ! 

En souvenir du petit Florian remis par la KESB à la garde de son père

En souvenir du petit Florian remis par la KESB à la garde de son père

Michael Handel de l’association « Kinder ohne Rechte » (des enfants sans droits) a clairement accusé les services de la KESB d’avoir une responsabilité directe dans la mort de Florian. Il ajoute que tant que des services publics pourront décider de la vie d’enfant dans l’impunité face aux conséquences des choix réalisés, de telles situations se reproduiront.

La KESB dans le déni

 Que la KESB soit dans l’impunité relève de l’évidence et aujourd’hui elle doit rendre des comptes.

La population Suisse a aussi tiré cette conclusion et manifesté son étonnement et sa colère.

En réponse les fonctionnaires de la KESB n’ont rien trouvé de mieux que de se victimiser et de mettre la police sur la piste de citoyens suisses qui les auraient menacés de mort sur des réseaux sociaux. Une arrestation est d’ailleurs annoncée.

L’écran de fumée est prétexte à une protection policière.

Les sévices sociaux locaux en rajoutent encore une couche en annulant leur conférence de presse de peur de réaction de la population. Ils refusent désormais de faire toute déclaration aux media non sans avoir eu l’audace de commencer à communiquer en se plaignant de réductions budgétaires les obligeant à fermer leurs bureaux !

Nous sommes malheureusement accoutumés à de telles indécences par les déclarations habituelles des services de la protection de l’enfance lorsque décèdent leurs « protégés ».

Le peuple Suisse doit se prononcer

Face à de telles ratées qui ne sont certes pas isolées, Barbara Steinemann de l’UDC réclame la dissolution du KESB et le conseiller national UDC Alfred Heer envisage des poursuites contre les responsables.

Madame Steinmann sait d’ailleurs de quoi elle parle pour avoir eu souvent affaire à la KESB dont elle dénonce comme nous « l’incroyable arrogance » ainsi que ses méthodes de terreur à l’égard des autorités communales. Elle dit justement que les enfants ont été placés dans un foyer pour créer des emplois de travailleurs sociaux, l’industrie du social se nourrit bien des enfants alors qu’il faudrait envisager en priorité un placement au sein de la famille élargie…

Une votation pourrait donc effectivement être organisée afin de priver la KESB d’une partie de ses prérogatives, l’initiative est examinée par Pirmin Schwander de l’UDC et Zoë Jenny, activiste d’une juste cause.

Nous ne pouvons que souhaiter pour le CEDIF la dissolution du KESB et des poursuites pénales contre les responsables, nous nous tenons également à disposition pour tous témoignages relativement à l’enlèvement international d’enfant que nous avons pu suivre par le détail.

Des réformes mal inspirées

Alors qu’il est question de réformer le Code de l’Action Sociale et des Familles afin de renforcer les prérogatives de l’ASE sous le prétexte fallacieux d’intérêt supérieur de l’enfant, il convient de dénoncer le flou d’une tel concept employé à tort et à travers.

Un tel flou encourage l’excès de pouvoir de la part des ces professionnels de l’ASE qui ne recherchent nullement l’intérêt de l’enfant mais un tout autre intérêt : la pérennité de leur structure.

Travailler pour l’intérêt de l’enfant, ce n’est pas taire les dysfonctionnements alors que dans les rapports relatifs à la protection de l’enfance les cas qui porteraient tord à l’ASE ne seront jamais cités.

À quel endroit parle-t-on des enfants qui fuguent de leur famille d’accueil pour retourner chez leur vraie maman, leur papa ou leurs grand-parents ?

Ai-je lu dans des rapports officiels mention de ce que des enfants puissent reprocher à leurs familles élargies de les avoir abandonnés et laissés en famille d’accueil, alors que la famille élargie n’y est pour rien !

Des intérêts qui ne sont pas ceux des enfants

Il y a tant d’hypocrites chez certains de ceux qui se prétendent défenseurs d’enfants et qui à partir de cas concrets extrapolent sur la nécessité globale de ne pas préserver le lien familial. Certains théorisent d’ailleurs une recréation du lien en dehors de la famille, comme le fait le Dr Berger (https://comitecedif.wordpress.com/2012/02/03/les-visites-mediatisees-un-instrument-de-rupture-parentale/).

Comment le législateur peut-il réformer correctement si les rapports ne sont pas complets ? Les législateurs n’ont qu’une version des faits et bien sûr les cas extrêmes pour envenimer la situation …ainsi le droit des familles est bafoué.

Que ces défenseurs d’enfants avant de réformer un texte concernant l’intérêt supérieur de l’enfant, expliquent enfin où se trouve réellement l’ intérêt de l’enfant en particulier. Car l’enfant, une fois tombé entre les serres de l’ASE, n’a pas plus le droit de s’exprimer librement, il devient enfant-proie, puis il est placé dans une prison sans barreaux chez une néo-famille ou institution, guère de différence avec l’enfant délinquant sauf que ce dernier sait pourquoi il est enfermé.

Naïveté ou immobilisme ?

Les décideurs devraient cesser de mener la politique de l’autruche et s’interroger sur une nécessaire moralisation des la protection de l’enfance.

Au lieu de cela ils prétendent que tout va pour le mieux et que les situation de placement sont nécessaires et souvent transitoires. Un seul son de cloche parvient à leur oreille, nous ne manquons cependant pas d’alerter sur le fait que beaucoup de professionnels de l’ASE transforment les situations passagères en situations durables.

Sortir la tête du trou c’est réaliser qu’il faut écouter aussi les familles surtout lorsqu’elles évoquent des cas particuliers d’ intouchables professionnels de l’ASE dont les conceptions éducatives sont douteuses.

Faisons un rêve !

Imaginons que les travailleurs sociaux puisse faire l’objet d’une enquête sociale approfondie relative à leurs vies privées, à la façon dont sont élevés leurs enfants.

Pourquoi pas, ils devraient être irréprochables vu leurs responsabilité vis-à-vis des familles.

On sait déjà cependant que certains ne sont pas très clairs tout en se permettant de juger autrui, voyant la paille dans l’œil des familles sans apercevoir leur propre poutre.

Selon le principe de précaution, au moindre doute concernant leur antécédents familiaux, de telles enquêtes pourraient aussi, comme c’est le cas nous concernant, conduire à un « retrait » de leurs pauvres bouts de chou avant qu’ils ne subissent la pathologie du lien.

Un procès verbal à leur encontre permettrait de placer au plus vite leurs enfants en famille d’accueil par décision judiciaire.

Ils pourraient alors connaître la routine de l’ASE avec l’expertise psychopathologique lors de leurs droits de visites une fois par mois. Puis viendrait l’aliénation. pour que leurs enfants fassent un rejet total provoqué par leur absence.

Au bout de quelques mois nous demanderons à ce personnel de l’ASE ayant subi la privation de ses enfants d’écrire aux défenseurs des enfants pour revoir la loi du 05 mars 2007.

Habiba Venditti

Réflexions et constatations

Nous vivons une époque dans laquelle se développe une idéologie destinée à abolir le peuple et la liberté.

Voyez ces forums sociaux mondialistes, lesquels sous couvert d’un patriotisme humanitaire soumettent insidieusement le peuple à un encadrement social’ dont ils sont les   tuteurs :

– tuteur d’un peuple  conduit au chômage, à la précarité,  à   la pauvreté, psychologiquement affaibli et devenu cible d’une justice  actuarielle qui, par principe de précaution, leur retire leurs enfants pour les mettre en leurs foyers.

– tuteur d’un peuple de travailleurs piégés dans une consommation sous contrôle de l’Etat et des banques, conduit à l’encadrement social d’une pauvreté déclenchée. Ce peuple tombant dans une situation précaire ne pourra plus nourrir ses  enfants, les confiera aux services sociaux malgré lui, mais le processus de garde de leurs enfants c’est Alcatraz : irréversible.

– tuteur des ados victimes voulues des addictifs (virtuel, drogues, alcools…), lesquels vont tomber eux aussi dans le processus d’un encadrement social. Ces pauvres ados seront anéantis par le conditionnement des psys, plus aucun avenir de liberté de la pensée.

Habiba

Comment en sommes nous arrivés là ?

L’école, les media, ceux qui ont le monopole de la parole politiquement correcte  opposent aux deux extrêmes du spectre politique le communisme d’un côté, le fascisme et le nazisme de l’autre.

Cette opposition n’a pas de sens car il existe deux principes qui s’opposent en matière d’organisation des sociétés. Un principe basé sur la considération et le respect de l’individu, dans lequel s’applique le principe de subsidiarité, un autre basé sur la négation de l’individu, élément négligeable que l’on peut sacrifier au nom de la cohésion du collectif.

Communisme, fascisme, nazisme se retrouvent dans cette communion autour du collectif. Ils ont les uns et les autres pour objectif d’assurer la cohésion sociale au dépend des aspirations individuelles. Afin de surmonter cette contradiction, ils prétendent transformer l’individu en un élément de la fourmilière humaine. Ils entendent créer « l’homme nouveau » : qu’ils l’appellent le communiste ou l’aryen.

Le projet collectiviste contre les familles

Ils tamisent donc la société pour en trouver cette élite lobotomisée, quitte à purger le corps social de ses déviants par le camp d’extermination ou le goulag, la mort de l’individu est au bout du chemin et les enfants sont les cibles de ces systèmes prédateurs alors que la famille y est considérée comme un élément rétrograde, bourgeois.

Les nazis mettront en place les lebensborn, pouponnière d’enfants arrachés à leur famille pour leur origine « aryenne » ou leur germanisation si issus de couples mixtes.

Les communistes en URSS placeront les enfants de dissidents et les orphelins dans des familles idéologiquement conformes pour rééducation. En Roumanie, l’abandon était favorisé dans le cadre d’une politique nataliste destiné à fournir de nombreux petits communistes fanatisés et sans racine familiale, les janissaires de Ceausescu.

Un même message contre la société du « laissez-faire »

En dépit des horreurs qu’ils ont commis et qui se comptent en dizaines, centaines de millions de morts, les collectivistes de toute obédience : nazis, communistes, fascistes, ont été portés au pouvoir avec l’aide active ou l’inertie du peuple.

Ils ont su se rendre populaires en mettant en avant une idéologie anti-capitaliste dans des périodes de crise profonde alors que leur société sombrait dans la guerre civile. Ces graines de pestilence ont poussé sur le malheur du peuple pour accentuer encore sa descente aux enfers.

Les mêmes slogans sont encore utilisés sur un fond plus porteur teinté d’anti-racisme, d’anti-sexisme de façade et volontiers new age : « alternatives proposées pour résoudre les problèmes d’exclusion et d’inégalité sociale que le processus de mondialisation capitaliste, avec ses composantes racistes, sexistes et destructrices de l’environnement est en train de créer, au niveau international et dans chacun des pays. »

Une inversion des valeurs

Nul n’est sorti indemne de ces monstruosités politiques, rares furent les véritables résistants, présentés comme des ennemis du peuple ou des traîtres à leur race.

Tous ces collectivistes ont envoûté le peuple, ont créé leur cérémonials, ont inversé les symboles au service de leur cause maléfique. Par exemple, la croix gammée fut adoptée en 1920 par le DAP (parti des travailleurs allemands) par inversion du symbole de paix des bouddhistes, tout comme aujourd’hui la défense de l’intérêt général est invoquée par les néo-communistes partisans du fameux « un autre monde est possible », qui se baptisent altermondialistes ou Indignés et s’expriment ainsi : «  Nous, initiateurs du Forum Social Local  appelons tous ceux qui résistent, luttent, mettent en pratique ou inventent des voies alternatives à se joindre à la construction d’un mouvement local pour poser des pierres d’un autre monde possible »

A y regarder de près ce sont pourtant les mêmes qui ont pris les manettes du pouvoir dans nos administrations sous l’égide de syndicats hyper-puissants. Ces adeptes d’un nouveau monde social veulent former une nouvelle société mondiale dominée par un peuple façonné, à la manière d’Himmler, créant son élite aryenne tout aussi pure idéologiquement pour gouverner son troisième Reich de mille ans. Leur homme à eux possède un h majuscule, non pas pour dire qu’ils mettent l’homme avant le reste, mais qu’ils le considèrent dans sa dimension collective celle de l’Humanité et non celle de l’individu, ainsi qu’il l’apparaît ici : «  Le FSL a vocation à rassembler associations, syndicats (dont le syndicat de la magistrature)  et individus qui rejettent le système prédateur actuel et veulent commencer à construire ici et maintenant cet “autre monde possible“, solidaire, écologique, démocratique…où l’Homme, la Nature, le “vivre ensemble“ (re)trouvent leur place ! »

Nos néo-aryens contemporains mettent aussi en place insidieusement cet eugénisme social dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé. Une politique délibérément menée au service d’une société dans laquelle s’imposerait une future génération calibrée, obéissante où primerait la soumission de l’individu au collectif et à son arbitraire.

 Qui porte le projet collectiviste ?

Nos enfants sont-ils à l’abri face à l’arbitraire ? Voyons un peu qui touche à nos enfants, comment ils nous les arrachent pour des prétextes fallacieux et les coupent de tout contact familial. Voyons comment ils considèrent l’institution familiale, comment nombre d’entre eux militent pour faire de notre monde un cauchemar collectiviste.

Réalisons d’où vient cette menace et cherchons à comprendre les véritables motivations et idéologies de ceux qui agissent.

Comment se fait-il que ce soit ceux qui s’occupent de nos enfants, placés ou non, qui se prétendent éducateurs, qui partagent le plus ce projet collectiviste ? Coïncidence, encore une, ou projet subversif ?

L’enfant « confié » aux travailleurs sociaux, à la protection de l’enfance, à tort ou à raison, est un enfant sans avenir, un membre de leur lumpen proletariat – troupe de choc malléable à souhait. C’est aussi leur gagne-pain et un individu désindividualisé car toujours « élevé » en commun, incapable de se retrouver lui-même et qui devrait dire merci à ses gardiens.

L’enfant placé est ainsi redevable au collectif, à l’État, qu’il perçoive un héritage on le lui prendra pour payer sa dette. Si ses parents sont encore vivants, il devrait en faire son deuil car ils seront déclarés toxiques ou déficients mentaux, psy ou incapables d’assurer une « parentalité citoyenne ».

Les néo-aryens, néo-communistes sont animés de la même idéologie collectiviste, anti-individu, anti-famille, ils utilisent le même code couleur : fond blanc car ils se prennent pour l’élite sans tâche, la race ou la classe appelée à dominer, le noir représente leur combat contre la société actuelle qu’ils ne dominent pas encore complètement, et le rouge représente leur pacte idéologique en faveur d’une nouvelle société dont les bases sont rétrogrades. Ils entendent étendre leur empire idéologique au niveau local, national, puis fusionner mondialement pour imposer un même ordre social sans concurrence du moindre havre de liberté préservée. Ils parlent de forum social local, forum social national, forum social mondial.

Nous sommes en danger !

Évidemment si les mouvements collectivistes sont ici assimilés, c’est pour mettre en évidence leur fond commun en dehors des déclarations de principe et de la langue de bois. Si leurs idées ont causé des destruction, aucun des néo-mouvements n’a eu le temps de mettre en application son programme de destruction de l’individu et de la famille, sauf peut-être au Venezuela et dans les administrations de la protection de l’enfance.

Il n’est par contre pas question d’accuser tous les travailleurs sociaux de visées totalitaires. Par contre, le constat de l’engagement massif de ces professions dans de tels mouvements est un secret de polichinelle, celui-ci s’explique par l’absence de scrupule des collectivistes à porter atteinte aux familles et au principe de subsidiarité sur lequel ils crachent bien volontiers. En effet, les plus durs face aux familles sont bien souvent les plus politisés.

Le CEDIF a vocation à alerter face à la dérive des services sociaux, au-delà de la défense des familles, le terrain gagné tous les jours par les tenants du contrôle social exprimant la voix légale de la contestation nous inquiète tout particulièrement. Nous inquiète plus encore à l’heure où il est question de donner à ces mêmes services le pouvoir de faire adopter des enfants par des rapports assassins.

Habiba et Xavier

Boris a construit un château pour ses enfants, pourront ils un jour le peupler de leurs cris de joie ?

Ce que vivent Daniela et Boris est un déchirement de leur famille dont les traces sont d’ores et déjà ineffaçables.

Tous deux de nationalité Bulgare, ils viendront s’installer en France en 2001, Boris y trouvera un emploi, puis se spécialisera dans l’informatique. Ils étaient d’abord unis par une profonde amitié et Boris a soutenu Daniela alors qu’elle attendait un enfant d’un autre homme, puis ils se sont unis et ont eu trois autres enfants. Même si leur train de vie est modeste et leur appartement strasbourgeois peu spacieux, Boris, par son travail, peut subvenir aux besoins de la famille et s’investir dans son rôle de mari et de père.

 Mais sa femme déprime, elle se sent déracinée en France. Elle se confie à celle en qui elle n’aurait pas dû avoir confiance, elle pense qu’elle aurait besoin d’aide car sa situation lui pèse. Et là, comme souvent, dans les affaires de placements d’enfant, le cauchemar commence.

Le décor est posé, une vulnérabilité au sein de la famille, une « confidente » qui s’immisce dans la vie de Boris et Daniela, le besoin formulé d’une main tendue et la machine sociale aliénante s’abat sur cette famille.

C’est une bonne conscience dégoulinante de ses vertus sociales, un enfer pavé de « fausse » bonnes intentions rabâchées à un public de naïfs qui va les écraser. Ronald Reagan nous l’avait bien dit « The nine most terrifying words in the English language are : I am from the government, and I am here to help ». Soit en français, les neufs mots les plus terrifiants sont : “Je suis fonctionnaire et je suis là pour aider ».

Voila donc comment Boris et Daniela furent aidés.

Leur situation va faire l’objet d’un signalement auprès des services sociaux par le fait de cette « confidente ». La fille aînée sera placée chez elle contre rémunération de cette « tiers de confiance », quant aux autres enfants ils seront d’abord mis sous observation puis placés dans une famille d’accueil.

Daniela ne supporte pas cette situation, elle est internée dans un hôpital psychiatrique. Boris pour rencontrer ses enfants, se lancer dans des  procédures et sortir sa femme de l’hôpital, ne peut plus assumer sa charge de travail et doit démissionner.

Le mal est fait et il est difficile de revenir dessus, Boris est devenu chômeur et la famille a été éclatée, Daniela s’en veut de s’être confiée et se sent trahie, ses paroles ont été déformées.

Mais non, je n’ai jamais dit que je voulais me suicider, j’ai juste employé une expression bulgare dans un mauvais français, dit-elle. Rien n’y fait, le rapport des services de la protection de l’enfance mentionne qu’elle est suicidaire et que l ’attitude du mari y est pour beaucoup. Eh c’est que les Bulgares sont particuliers ! Le bouc-émissaire de la bévue est trouvé et la machine rien ne saurait plus la faire reculer. Il est certains corps où reconnaître ses erreurs est une humiliation et puis le mal est déjà fait, alors autant continuer et d’ailleurs les protestations de Boris tombent à point nommé. Le bonhomme ne serait-il pas colérique, violent, mais c’est un danger pour les enfants cela, et puis il empêche sa femme de se soigner, évidemment c’est à cause de lui qu’elle est malade !

Sûr que si Daniela divorçait et nous racontait la vérité que l’on veut entendre, les choses pourraient s’arranger. Il nous faut un bouc-émissaire vous dis-je. Qu’importe d’ailleurs si les experts judiciaires et psychiatriques bulgares attestent des capacités de bon père de famille de Boris, de son comportement affectueux et responsable avec les enfants. Des Bulgares vous dis-je, leurs critères en terme de parentalité doivent être différents, forcément, imaginez vous cela une famille de Bulgare, ça vit pas dans les roulottes chez eux ?

La suite de l’affaire est cousue de fil blanc, elle ressemble à bien d’autres affaires et elle ne se règle pas d’elle-même. La descente aux enfers est complète, un rapport uniquement à charge sur la foi des déclarations de la dénonciatrice, tout élément à décharge étant, à leur sens, de peu d’intérêt. Une assistante éducative briefée pour rédiger le rapport qui convient et qui devrait se satisfaire de ce que de telles affaires justifient l’existence de son poste.

Oui parce qu’il faut bien le dire, qu’importe l’erreur d’appréciation, après tout les placements abusifs cela existe et s’il y en avait moins on pourrait s’attendre à des suppressions de poste dans les services de la protection de l’enfance. Et en y réfléchissant un peu, nul n’est vraiment innocent, vous-mêmes qui nous lisez, ne pensez vous pas qu’avec vos pratiques éducatives habituelles vos enfants seraient mieux placés en foyer ou famille d’accueil ? Non vraiment, vous ne savez pas vous remettre en cause alors !

Mais passons, les raisonnements d’une partie trop importante des professionnels des services sociaux sont aberrants mais d’une froide logique puisque la misère sociale est leur métier. Je suis fonctionnaire de l’aide sociale à l’enfance et je suis là pour vous aider !

Aide sociale à l’enfance vraiment, en quoi les enfants de Boris et Daniela ont-ils été aidés ?

Bulgares eux aussi, ils ont perdu le contact avec leur langue et leur culture d’origine. Ils ont été assimilés pour vivre en bons français qui croient encore au papa Noël État (il faut rappeler que les Bulgares ont eu la chance de vivre sous un régime communiste mais ont fini par chasser ce bienveillant régime : que les enfants goûtent au moins à l’Etat nounou de l’exception française !).

Le fils aîné a été placé dans une famille d’accueil, il a été séparé de ses deux cadettes hébergées dans une autre famille dans laquelle, elles seront victimes de mauvais traitements physiques et psychologiques. Eh oui, c’est pas si difficile d’être famille d’accueil et ce cas là n’est pas isolé non plus.

Les enfants sont tristes, leur contact avec les parents sont un déchirement lors de la séparation dont sont témoins des éducateurs car toutes les visites sont médiatisées.

Boris et Daniela savent que leurs deux filles sont l’objet de mauvais traitements. Et là on va encore descendre plus bas dans la maltraitance institutionnelle, car Boris en dénonçant la situation d’urgence de ses filles va perdre le droit de les appeler, sa parole n’est pas crédible et celle de la famille d’accueil va l’accabler et sera pour beaucoup dans la prolongation de la séparation. La justice reconnaîtra plus tard la véracité des propos du père au sujet de cette famille, mais la punition de Boris et de ses enfants n’est pas réversible.

Ne supportant plus cette situation, Daniela ne veut plus revenir en France et parle à ses enfants au téléphone.

Années après années les mesures de placement sont reconduites. Elles le seront tant que  Boris ne comprendra pas le bien-fondé de telles mesures et même si une association, bien française celle-là, lui reconnaît amplement les qualités d’un père attentif.

Dans leur malheur, les enfants sont de bons élèves, mais ils l’étaient déjà avec Boris et Daniela, ils peuvent compenser leur malaise par les études. L’institution en vient à œuvrer pour qu’ils oublient leurs parents, peut-être pour alléger leur douleur ?

Ah si Boris acceptait de s’accabler et de reconnaître ses torts – quitte à les inventer – , on lui rendrait peut être enfin ses enfants ! Enfin, pour ceux qui en d’autres temps d’autres époques ont connu les pratiques de l’auto-critique le peloton n’était jamais bien loin.

À la base des ennuis

Les informations dites « préoccupantes » collectées par la cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP) sont à la base des enquêtes réalisées par « l’aide sociale à l’enfance » et dont l’issue est un traitement administratif ou judiciaire de la situation de l’enfant, ou encore l’absence de toute mesure en cas de non confirmation de « l’information ».

Ces informations ou désinformations partielles, quand on connaît la façon d’opérer de certains agents des services sociaux de l’enfance, constituent également une base statistique d’information sur la situation de l’enfance en danger. Elles sont donc fournies en partie sous forme nominative et en partie sous forme anonyme observatoires départementaux de la protection de l’enfance et à l’ONED (Observatoire national de l’enfance en danger).

Que deviennent ces données ?

La nature des informations à transmettre pose donc un problème sur leur véritable caractère anonyme et non traçable. Il faut rappeler sur ce point que le recueil d’informations permettant d’identifier des individus est régi par la loi Informatique et Libertés, laquelle a pour objet d’éviter les fichages intempestifs à travers l’utilisation de données nominatives.

Inquiets de la charge de travail induite par cette communication, des syndicats et associations des services sociaux ont demandé des précisions sur la nature des informations qu’ils peuvent transmettre.

La DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale) leur a répondu en précisant que les informations non suivies d’une mesure à l’encontre des familles ne sont pas à transmettre.

Voila déjà un élément que nous ne pouvons que considérer comme positif et qui clarifie la situation, cette réponse nous indique d’ailleurs que des familles contre lesquelles rien n’a pu être retenu ont du voir, dans le passé, des informations les concernant traitées sans que leur absence de maltraitance avérée ne soit mise en valeur.

La DGCS a également précisé qu’une trentaine de variables n’ont plus à figurer dans les informations transmises. Le décret du 28 février 2011 a fait suite à ces recommandations afin de leur rendre un caractère obligatoire (pour le détail des informations transmises voir http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20110301&numTexte=80&pageDebut=03766&pageFin=03796).

Le 17 mars 2011 la CNIL, gardienne de la loi Informatique et Libertés, a validé ce traitement de données à caractère personnel. Pour le détail voir http://www.legifrance.gouv.fr/affichCnil.do?oldAction=rechExpCnil&id=CNILTEXT000023889209.

Elle a cependant précisé que ce traitement de données « ne doit pas permettre d’établir une préselection de certaines catégories d’enfants ni à une interconnexion avec des fichiers différents répondant à des finalités distinctes… ».

Profils d’enfants en danger ?

Précision utile car il existe un danger d’établissement de profils d’enfants en danger à partir de corrélations fantaisistes qui permettraient par la suite aux services de l’ASE de considérer par exemple que la naissance d’un troisième enfant met en danger l’aîné. Cela a effectivement l’air assez saugrenu mais il faut savoir que c’est à partir de telles données que des suspicions peuvent être alimentées.

On peut faire confiance à la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL). En effet celle-ci garde dans son collimateur les services de la protection de l’enfance, dont elle a alerté sur « l’appréciation extrêmement subjective des situations ».

Le « extrêmement subjective » est en effet particulièrement explicite sur le travail de sagouin et les a priori d’un nombre non négligeable d’ agents de l’ASE.

Ceci nous est confirmé par le nombre d’affaires qui nous est soumis et dans lesquelles des familles a priori saines se débattent face à ce qui doit bien apparaître comme de véritables persécutions dont leurs enfants et eux sont victimes.

Ainsi, en décembre 2009, la CNIL n’avait pas apprécié la mise en place de fiche de l’ONED relatives au recueil des « informations préoccupantes », émettant donc un avis défavorable à cette pratique de par le caractère subjectif de l’appréciation des « conditions participant à la situation de danger« .

Mon petit doigt me dit d’ailleurs que la CNIL pourrait bien taper du poing sur la table concernant les pratiques de fichage de certains départements, la suite bientôt.

Savoir déchiffrer les informations préoccupantes

Une nouvelle règlementation sur le recueil des informations préoccupantes